Archive pour le mot-clef ‘trafic’

l’armée à Sevran ?

Vendredi 24 juin 2011

Voilà quelques semaines, Stéphane Gatignon, maire EELV de Sevran demandait l’envoi de l’armée à Sevran. En fait, pour être exact, il a demandé l’envoi de casques bleus pour s’interposer entre les belligérants. Les casques bleus auraient tout aussi bien pu être des CRS mais la presse a repris l’idée de l’armée et rapidement Stéphane Gatignon s’est vu dépassé par le déferlement médiatique qu’il a ensuite alimenté.

La mesure choque et illustre une cri de détresse. Parce qu’elle a été entendu, elle aura au moins été utile.

Evidemement que c’est une mauvaise idée. D’abord, dans une république l’armée sert à défendre le pays à l’extérieur pas à faire régner l’ordre à l’intérieur sauf à ce que nous soyons comme l’actualité récente l’a montré dans certains pays au bord de la guerre civile. Dans l’histoire de notre pays, lorsque l’armée qui ne dépend que du chef de l’état a eu le rôle de la police, notre pays a connu des heures sombres. Ensuite, l’armée n’est pas du tout formée pour intervenir sur des problématiques de trafics de stupéfiant. Elle ne serait capable que de faire rempart un temps entre certains réseaux mafieux mais une politique de sécurité ne se résume pas à maintenir l’ordre mais à arrêter les contrevenants pour les emmener devant la justice.

 

“La guerre des nourrices”

Lundi 6 décembre 2010

Vendredi,  Le Parisien a publié dans son édition nationale un reportage sur la vie quotidienne des habitants des Beaudottes. J’ai été interrogé par la journaliste et j’ai une nouvelle fois réclamé des moyens d’investigation lourds pour que la police puisse démanteler les réseaux qui tirent les ficelles de la drogue sur notre ville.

La guerre des halls que mène le préfet Lambert est un harcèlement utile mais les forces de police s’y épuiseront car les grandes quantités de drogues sont stockées dans les appartements ou les parties communes. Pour obtenir les informations qui permettent d’orienter les enquêtes, il faut que la police ait les moyens de faire un vrai travail de renseignement. Dans ce quartier comme dans beaucoup d’autres, il est très difficile de passer inaperçu car tout le monde se connaît, surtout les dealers.  Les moyens de police doivent être d’autant plus important.

Occupations de halls à sevran

Jeudi 4 novembre 2010

Le préfet du département, Mr Lambert, a déclaré la guerre aux halls d’immeuble. Dans un précédent billet sur ce site, je me félicitais que la police intervienne mais j’indiquais mon scepticisme sur la méthode retenu epar le patron de la police car si les halls sont la vitrine du trafic de stupéfiant, c’est dans les caves, les gaines techniques ou les appartements qu’est stockée la drogue. J’appelais donc à une politique d’investigation lourde en complément de celle d’intervention.

L’étude que j’ai menée récemment avec le pôle Tranquillité Publique, les gardiens ou les responsables d’agence des bailleurs sociaux, le service logement et le service habitat révèle que sur les 197 halls du patrimoine social comptabilisés, 22 sont aujourd’hui sous l’emprise des trafiquants et 17 sont l’objet de rassemblements fréquents. Ce sont ainsi 11% et 8.5% soit près de 20% des halls du patrimoine social de la ville qui sont le lieu de troubles graves à la tranquillité. Pour les halls qui sont sous l’emprise des trafiquants, le système n’est plus sous contrôle de l’Etat : contrôle des portes d’accès, des caves, des toits, guetteurs, rondes de mini-motos, détériorations des espaces collectifs pour y cacher la drogue, système de nourrice. Les trafiquants ont pris le pouvoir dans les bâtiments.

Cette étude sera complétée par une enquête dans le parc privé et le nombre de “squats durs” pourrait monter à 30 !

Les réunions régulières que je mène avec les bailleurs sociaux attestent de la stabilité de la situation malgré le niveau élevé d’intervention de la police.

J’appelle donc une fois de plus les pouvoirs publics à augmenter les moyens de la police et à se doter d’une véritable police d’investigation.

L’impasse sécuritaire de SARKOZY et l’alternative à gauche

Samedi 18 septembre 2010

Il y a trois ans que Nicolas Sarkozy a été élu président de la république. Il y a 8 ans, il était déjà nommé ministre de l’intérieur et pourtant malgré les promesses l’insécurité demeure. Derrière Paris, la Seine-Saint-Denis est le département de France qui est le plus victime de l’insécurité. Plus qu’à n’importe quelle fédération socialiste, il nous revient de tirer le bilan de la politique sécuritaire de Nicolas Sarkozy et de formaliser les contours d’une alternative.

 

Malgré des statistiques arrangées par les commissariats ou le ministère de l’intérieur, tous les experts s’accordent sur la diminution de la délinquance générale mais l’augmentation des violences aux personnes. Si en 2002, le nombre de crimes et délits enregistrés par la police et la gendarmerie nationale s’établissait à 4.113.882 contre 3.521.256 en 2009, soit une baisse de 2,4% par an en moyenne. Les violences aux personnes, la partie la plus sensible de la délinquance, ont quant à elles augmenté entre 2002 et 2009 de 16.3%. Le bilan est d’autant plus contrasté qu’en Seine-Saint Denis, le total des infractions constatées par la police a augmenté entre 2008 et 2009 de 0.55% et la criminalité organisée et la délinquance spécialisée de 8.87%. En effet le trafic de stupéfiant qui structure l’insécurité dans notre département se porte bien. La Direction centrale de la Sécurité publique (DCSP) a recensé sur le territoire métropolitain plus de 600 bandes de 10 à 15 personnes soit environ 10 000 individus. Dans les trois quart des cas, les bandes se livrent à une délinquance moyenne où se mêlent trafics de drogue, vols de voitures ou de scooters, et recel en tout genre. Un pourcentage encore mal connu est soupçonnée de versée dans la criminalité organisée. Selon, l’observatoire des drogues (OFDT), le trafic de cannabis représenterait 800 millions d’euros annuels dont une partie alimenterait les poches des « semi-grossistes », « revendeurs de premier et second niveau » de nos quartiers. Pour les sequanno-dyonisiens que nous sommes, le décor est connu : Les motos quadrillent le quartier, les guetteurs de plus en plus jeunes préviennent de l’arrivée de la police, d’autres en cagoules contrôlent les entrées des halls d’immeubles et les étages et enfin les « nourrices », les caves et les parties communes des immeubles servent à stocker la drogue. Quant au rapport parlementaire sur les armes à feu en France il conclue que les voyous des cités savent désormais mettre en commun leurs armements, quartier par quartier, pour une efficacité accrue. 30 000 armes circuleraient illégalement en France.

 

Si la politique de Nicolas Sarkozy n’a ni stoppé la hausse des violences faites aux personnes ni supprimé le trafic stupéfiant et la délinquance de proximité qui l’entoure, quel est son véritable bilan ?

 

 

-Une diminution drastique des effectifs de la police et de la gendarmerie; Les commissariats sont en voie de clochardisation tant les moyens matériels viennent à manquer. Quant aux moyens humains, entre 2009 et 2013, 11 400 postes de policiers et de gendarmes seront supprimés.

 

- Une idéologie du « tout répressif ». En supprimant la police de proximité, Nicolas SARKOZY voulait rompre avec la doctrine de l’emploi de la police et de la gendarmerie sous la gauche. Cette doctrine n’avait rien à voir avec le fait de « jouer au football avec les délinquants » comme a pu la caricaturer le président. Elle reposait sur l’idée que la police puisait une partie de son efficacité dans la connaissance précise des lieux où elle intervient, des personnes qu’elle rencontre et dans le lien de confiance dont elle dispose auprès de la population. En prenant modèle sur les méthodes militaires où l’on projette des forces d’un centre vers une périphérie, Nicolas Sarkozy a construit de la défiance entre la police et la population, a coupé la police des informations de terrain. Il a donné le prima au maintien de l’ordre sur le travail d’investigation. Aujourd’hui, l’opposition avec les forces de l’ordre est devenue une sorte de rite initiatique de l’entrée dans l’adolescence pour bon nombre de jeunes des banlieues.

 

- Une avalanche législative avec plus de 20 lois votées depuis 2002. La plus-part des textes ne sont pas applicables ou répètent ce que la loi actuelle permet déjà. L’essentiel n’est pas là pour le chef de l’Etat qui veut donner l’illusion de l’action et renouer avec sa posture de candidat en proposant de légiférer suite à des faits divers qui frappent l’opinion.

 

-Une doctrine de la police matricée par la culture du chiffre au point de faire perdre toute capacité de discernement sur les problèmes locaux à résoudre. Comme les statistiques de la délinquance mesurent avant tout l’activité de la police, les commissariats peuvent être tentés de ne plus aller dans certains quartiers pour faire baisser les chiffres sur une période. Au contraire, ils peuvent orienter leur action vers la lutte contre la consommation de stupéfiant pour le taux de réponse pénale augmente mécaniquement.

 

-La brutalisation du verbe, l’opposition dangereuse entre les français et la criminalisation de l’immigré accusé de menacer l’identité nationale ou d’être à l’origine de la délinquance est inquiétante pour la république. La création d’un ministère de l’immigration et de l’identité nationale, l’utilisation du mot Kärcher le 20 juin 2005 à La Courneuve et l’idéologie du nettoyage qui le sous-tend, ou le mot « racailles » le 06 novembre sur la dalle d’Argenteuil sont quelques exemples qui déshonore l’histoire de notre pays.

 

-Une forme d’aveuglement technologique caractérise aussi la politique de Nicolas Sarkozy. Montré à l’opinion à grand de communication, l’utilisation d’hélicoptères, de caméras thermiques, de drones mais surtout l’augmentation massive de caméras de vidéosurveillance démontre moins une modernisation de l’appareil policier que le souci du président d’afficher sa fermeté et sa conviction qu’on peut faire de la police sans policier.

 

-Une opacité réelle de l’action derrière la transparence affichée des résultats. Edwige, par le fichage qu’il autorisait est clairement un outil liberticide.

 

 

L’échec de la politique de Nicolas Sarkozy ne suffira pas toutefois à crédibiliser la gauche. Il faut d’abord qu’elle soit perçue comme capable de résoudre les problèmes auxquels les habitants sont confrontés. Il convient dans ce débat de renvoyer dos à dos les partisans du statu quo qui souhaitent que la gauche se pose uniquement en promoteur des libertés individuelles et les partisans de l’aggiornamento qui théorisent que la sécurité est un impensé du Parti Socialiste. Là où les premiers nous hottent toute crédibilité, les seconds risquent de nous entrainer dans une surenchère sécuritaire. Notre responsabilité de militant socialiste en Seine-Saint-Denis est de contribuer à faire émerger une politique de gauche efficace entre l’angélisme et le sécuritarisme. Notre responsabilité est d’autant plus grande que l’échec de Nicolas Sarkozy va ouvrir la voie à deux orientations politiques qui vont polariser le débat : A droite, l’échec de la police va autoriser certains à demander l’intervention de l’armée dans les banlieues et des mesures exceptionnelles de privation de la liberté de circulation. A gauche, devant l’ampleur des trafics de stupéfiant, leur enracinement dans la vie économique locale, la consommation festive de cannabis dans des franges large de la population, certains demanderont la légalisation du cannabis et sa conséquence, l’encadrement par l’Etat de la production d’herbe et de pavot en France (Cf. Déclaration en France de Daniel Vaillant et au Mexique de l’ancien président Vicente Fox).

 

Pour être crédible le programme de la gauche devra permettre d’obtenir des résultats tangibles. Quatre axes majeurs de réforme pourraient être dessinés :

 

-       Des moyens humains en augmentation significative

-       Une nouvelle doctrine d’emploi des forces de police tournée vers la proximité et l’investigation

-       Une action globale et territorialisée dans les communes

-       Une prévention assumée contre la consommation de stupéfiant

-       Des moyens pour améliorer la justice des mineurs

-       Une coopération internationale résolue dans la lutte anti-drogue

 

La première des choses que la gauche devrait affirmer est qu’on ne fait pas de sécurité sans policiers. Un plan pluriannuel de recrutement et de formation doit être proposé. Le budget du ministère de l’intérieur devra donc être en augmentation. La hausse du nombre de fonctionnaire ne doit pas nous empêcher d’opérer de nombreux redéploiement. Recrutement et redéploiement doivent permettre par exemple de trouver les 400 policiers qui manquent dans les 20 commissariats de Seine-Saint-Denis.

 

La doctrine d’emploi de la police devra aussi changer. Proximité et investigation doivent aller de pair. Nous devons d’abord renouer avec une police de proximité ou de quartier présente sur le terrain en lieu et place des uniques opérations commandos actuelles. Cette police de proximité doit retisser un lien de confiance brisé entre la population et ceux qui la protège. Mieux acceptée, la police sera mieux renseignée et plus efficace. Cette proximité permet aussi de mieux prendre en compte les problèmes du territoire. Personne ne comprendrait que les objectifs de la gendarmerie et de la police soient les mêmes dans la Creuse et en Seine-Saint-Denis. A l’opposé d’une doctrine de l’intervention telle que théorisée par le préfet LAMBERT dans notre département, les différents services de police et la justice doivent mieux collaborer pour réussir les opérations d’investigation nécessaires au démantèlement durable des réseaux de stupéfiants mis en place par les bandes et la criminalité organisé. A la « guerre des halls » qu’a déclarée notre préfet au nom de sa visibilité médiatique mais qui épuisera les policiers avant les dealers, nous devons substituer la « guerre des nourrices » qui suppose un véritable travail de renseignement.

 

L’action policière n’est efficace que si elle est globale et territorialisée. Education, famille, prévention spécialisée, bailleurs sociaux, collectivités, police, justice, transporteurs, tous les acteurs doivent collaborer pour conduire des actions concrètes qui contribuent à la prévention de l’insécurité. Les Contrats Locaux de Sécurité sont les instruments privilégiés de cette action. Aujourd’hui, leur nombre est insuffisant. Si certains sont des coquilles vides, d’autres inventent des dispositifs adaptés aux besoins locaux qui parient sur les forces vives des territoires. Sur la base d’un Contrat National de Sécurité, des Contrat Locaux de Sécurité  pourraient être signés tous les trois ans dans chaque commune et financé par un Fonds Interministériel de Prévention de la Délinquance (FIPD) considérablement revalorisé. De cette façon, si les grandes orientations en matière de sécurité sont fixées nationalement, une autonomie d’action serait donnée aux acteurs locaux aux premiers desquels les policiers doivent figurer. A l’opposé de la culture du chiffre qui ôte tout discernement, nous devons parier sur la culture du résultat concret. Pour illustrer ce changement, c’est aux maires des communes autant qu’aux préfets que les commissaires devraient rendre des comptes tous les mois sur les résultats de leur action.

 

Si la consommation de stupéfiant alimente son commerce, l’Etat doit rompre avec des décennies d’hypocrisie dans sa politique de santé publique et assumer de vaste campagne de prévention dans l’éducation nationale et dans les médias. Aujourd’hui l’Etat se refuse à prévenir des comportements au nom du fait qu’ils sont interdits. Parce que nous luttons contre la consommation de tabac et l’abus d’alcool et parce que les stupéfiants sont dangereux pour la santé, nous devons assumer que la Mission Interministérielle de la Lutte contre les Drogues et les Toxicomanies (MILDT) mène de vastes campagne de prévention.

 

La priorité devrait être mise sur la délinquance des mineurs. En Seine-Saint-Denis, elle représente 20% des infractions constatées par la police. Le taux de réponse pénale en France est passé pour les mineurs de 77.1% en 2001 à 91.1% en 2008 mais là où on prononçait des mesures d’éducation, les réponses sont désormais très souvent pénales. Le système judicaire est engorgé et les moyens de l’éducatif avec le jeune et la famille ont disparu. Le nombre de places dans les familles d’accueil est très limité et les centres éducatifs sont bondés. Développer les alternatives à la prison par des mesures de réparation par exemple suppose que nous développions des moyens humains importants pour accompagner les mineurs.

 

Enfin, la gauche devrait aussi s’attaquer si elle veut obtenir des résultats d’ampleur à la coopération dans la lutte anti-drogue et l’aide au développement avec les pays producteurs de stupéfiant. La Colombie produit 50% de la cocaïne mondiale, le Mexique monte en puissance à mesure que la Colombie décline et le Maroc fournit 80% du cannabis mondial. Dans ce pays, la culture de l’herbe couvre 130 000 ha et fait vivre directement ou indirectement plusieurs centaines de milliers de personne.

 

Une descente de police ratée ?

Mardi 20 juillet 2010

Comme le journal Le Parisien le relate dans ses colonnes (cf. ci-dessous), un grand nombre de policiers ont mené une action conjointe samedi 17 juillet sur Cité Basse et les Beaudottes. Le dispositif policier était impressionant. La presse s’est interrogée sur le maigre bilan de l’opération. Je tiens tout d’abord pour ma part à me féliciter que la police intervienne fortement dans ces quartiers. Je sais que le commissariat y est sensible mais la situation de la cité Mazaryk, Jan Palach et du quartier Rougemont ne doit pas être oubliée derrière le nom très connu désormais des Beaudottes.

Cette technique de harcelement du préfet Lambert est nouvelle. Elle consiste à frapper très souvent dans les halls d’immeuble, non pas pour y faire respecter la loi votée par Sarkozy sur les rassemblements qui s’y opèrent,- elle est inapplicable- mais pour décourager les dealers. C’est vrai que des interventions fréquentes de la  police contre ceux qui pourrissent la vie des habitants des cités est bienvenue. Cette stratégie gêne le traffic et ce faisant les pousse à se déplacer ou à commettre des fautes.

On peut néanmoins s’interroger sur les gains à longs terme d’une telle méthode très visible. Les dealers connaissent malheureusement aussi bien le droit que nombre de citoyens et la drogue est systématiquement stockée dans des appartements dit “nourrice” . Là où le bas blesse dans la stratégie du nouveau Prefet,  c’est qu’il ne peut rien faire contre cette parade des dealers. C’est la raison pour laquelle j’indique dans l’article qu’il ne faut pas opposer “guerre des halls” et “guerre des nourrices”. La première guerre se mène avec une stratégie d’intervention et l’autre avec une stratégie d’investigation.

L’une nourrit l’autre pour autant que l’une ne prend pas complètement le pas sur l’autre. Quel élu local n’a pas vu la situation d’un quartier se dégrader pendant des mois sans que la police n’y aille jamais au motif “qu’une enquête est en cours….”. De l’autre côté, à frapper dans les halls sans savoir ne risque t on pas de rater l’essentiel ?

Il y a donc derrière la méthode du préfet peut être moins de pragmatisme qu’on le dit et un goût similaire à celui du chef de l’Etat pour une logique interventionniste. quitte à céder à la politique spectacle ? C’est le bilan qui nous le dira.

On peut d’autant plus s’interroger qu’à l’instar de Sarkozy qui disait en 2007 en substance : “il suffit de remettre les flics au boulot”, le préfet Lambert nous indique qu’il n’a pas besoin de moyens supplémentaires et qu’il lui suffit “de rentrer dans les halls”. N’est ce pas la même forme de pensée magique ?

Le préfet compte déjà plus de 1100 interventions dans les halls à son actifs. A ce rythme, l’heure du bilan viendra vite et j’espère sincèrement me tromper.